Toi, tu es le destin de tes pentes
Alchimie de tes vies
Aux grandes ailes toujours transparentes
Tu peux, au lieu de glisser
Tout franchir.
Tu peux avant de donner,
T'affranchir.


Il y avait sous les champs célestes
Non pas deux personnes en larmes
Mais les anges aussi.
Sur les repères dérivés du reste
Pas seulement une homme et une femme
Mais des nuées de vies.
Les équerres ôtées de leur leste
Abscisse absente de flammes
Ordonne l'oubli.
Même s'il aurait pu choisir
Même si elle aurait pu fuir,
L'amour obéit aux lois statuées du règne.
Qu'ils soient proches ou non du ciel,
Ils ont vécu l'étrange hauteur
De voir s'agrandir l'espace du cœur.
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Espérer qu'un jour peut-être,
Un rêve qui jamais n'ose,
Ouvre grand le rideau de la fête,
Et sous les projecteurs, explose.
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J'appelle les oeuvres du temps,
Les chairs et les courants,
Je ne refuse pas, j'aborde,
J'absorbe et je bois,
Du fleuve jusqu'à ses bords,
De tes veines jusqu'aux miennes, je me noie.
Un vieux sage était tranquillement assis sous un pommier, il méditait en silence. Un jour, un paysan s'approcha du pommier et dit « le temps est venu que tu nous donnes tes fruits » le ton injonctif du paysan ne vint pas déranger le vieux sage. La semaine suivante, un autre paysan se présenta devant le pommier et dit « dépêche-toi, on a besoin de tes fruits pour savoir ce que l'on va faire la récolte prochaine ». le vieux sage pris une profonde inspiration et continua sa méditation. Mais ces derniers temps, de plus en plus de personnages vinrent devant ce pommier, comme si leur vie dépendait de la croissance de cet arbre. Un beau jour, ils venirent en groupe, leur discours devenait de plus en plus intolérant à l'égard du rythme intérieur de l'arbre.
Le vieux sage se mit a parler « laisser le temps au temps, le temps de mûrir, le temps de délivrer toute la substance du fruit. Il ne sert à rien de presser la vie car la vie sait ce qui est bon pour elle et le bon moment pour déployer toute sa saveur »
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Poserais-je ma main sur ton épaule
Poserais-je mes yeux sur ton regard,
Réduirais-je la distance qui sans cesse,
Ressentirais-je la chaleur de ton corps,
Poserais-je un baiser sur tes lèvres brûlantes,
Te laisserais-je m'emporter sur tes voiles volantes,
Oserais-je m'abandonner à toi, mon ange,
Je lève mes yeux vers toi, et sans conditionnel, |
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Tout ce en quoi j’ai cru
Les rayons de couleurs pourvus
Et toi, sur ce trottoir, forte et fragile
Sous un arc qui se joint aux lueurs de la ville
Tout ce que j’ai porté depuis
Les mains lourdes de dons et d’écoute
La pluie sur mes habits s’étend
Aussi loin que tu glisses dans ma vie
Tout ce que j’ai vu à l’horizon
Des espoirs de cœur sublimés
Les éclairs frappent si près
J’ai peur et j’entends ton nom.
Tout ce que j’ai puisé au centre
De tout les rivages rencontrés
Suivre le courant comme s’écoule l’encre
Entre nous et ce que l’on peut partager.
Tout ce que je vois
Et te voilà devant moi.
Une femme, seule au monde, au milieu de la vie
Une femme qui m’inonde de ses sourires.
Tout ce en quoi je crois
Et t’emmener avec moi
Toucher les subtils mouvements des vies secrètes
Se laisser emporter par elles et de la terre toucher le ciel.
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A genoux
A genoux, sans bruits
Les émotions bien remplies
Souffle fort de ce qui vit encore
Tout se couche à ton honneur.
Un choix parmi celui de changer d'ère
Une seconde différente comme une éternité
L'univers est tellement grand que tu peux voyager
Et reprendre ton habit de lumière.
Au-delà de l'échange physique en caresses
Il y a ce vent amer qui reste
Même si tu es libre, que tu souris
Soulève nos cœurs et relève notre vie.
Transport angélique, de mains qui te guident
Au grand hall pour de belles couleurs
Les anges célèbrent ton nom et assistent
Au défilé incessant des nuées de blancheur.
Que ce grand vide laissé dans l'amour
Comprenne qu'il a un meilleur destin
Que sa place t'appartienne tous les jours
Si tu veux, quand tu veux, au détour d'un matin
Elle sera toujours fidèle,
Et tu puiseras tout ce que tu veux car elle ne s'épuisera jamais.
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U |
n éclair blanc, c’est tout ce dont je me souviens, car la peur au ventre, les yeux fermés, les pieds en avant, en une poussée, j’ai quitté son ventre. Cet univers au sein du grand Univers, cet univers qui m’expulse dans un autre univers.
Il faut me réanimer.
Je ressens mon corps, différemment de ma vie fœtale. Une sensation par seconde, des informations par millier. Des mains, des gants, des sons et des vertiges.
La première heure, maman, c’était la plus importante. Celle qui a fait vivre et déclenché toute ma vie.
C’est mon expérience qui va se dérouler, seule.
A peine sortie de mon habitacle de chaleur et de contact, je rentre dans une autre tranche de vie.
Quelques jours auparavant, il y avait de l’agitation, des voix, des bruits inconnus, des odeurs différentes – des liquides âpres.
Durant les mois d’avant, ça secouait un peu mais ça allait. Tes pleurs retenus ont coulé en moi et ta joie cachée intimement de mon arrivée me donnait tous les espoirs de te voir bientôt.
La première heure, du temps de mon temps.
Une grande salle, du monde, des lumières. Des gestes cliniques et ce cycle qui commence à peine.
De cette main fragile et douce qui posa un coton imbibé d’alcool sur la peau de mon ventre, alors, une chaleur intense traversa mes tissus, mes organes, à bruler jusqu’à mon âme.
3ème degré pour la première heure.
La fatigue m’enveloppe mieux que l’air, dormir par épuisement. Tout est nouveau. Fatiguée des sensations et perdue dans ce monde, le sommeil vient cueillir mes derniers soubresauts.
Très vite, on me dispose dans une boîte en verre. Un tube gigantesque de ma bouche à mon estomac. Des aiguilles et des fils.
Tant de chocs, de choses et de sensations de perdre tout. Mon environnement ne cadre plus avec mon toucher. Je ne suis plus en contact avec tes parois utérines, celles que j’aimais tant. De cette chaleur rassurante. Dans ton ventre avec toi.
Les anges ont gardé le secret, sans te le dire, de cette présence à mes côtés, en sachant sans te trahir, Maman, elle partie. C’était lors d’un souffle géant, tu descendais une piste enneigée et tu chutas brusquement.
L’heure me plonge dans la glace. Je respire mal, pas assez, pas en profondeur. Mes poumons respirent l’air et c’est si froid.
Un ami mécanique vient me rendre visite et va rester longtemps. Je suis heureuse, il me parle tout le temps. Il me touche avec ses ventouses sur mon torse déchiré...
bip, bip….bip…. bip, bip….
bip….
J’aime son langage saccadé. Peu à peu, il devient mon univers, ses sons me rassurent. Il m’aide dans chaque perte de vie, dans chaque poussée de vie.
Maman n’est pas là. Je sens des mains gantées qui me touchent et qui me piquent. Elles parlent de ma brûlure qui se transforme en pu, de ma fièvre. J’oscille entre la terre et le ciel. Je ne sais pas si je vais résister. Mais la terre est si forte.
Une seringue différente arrive. Elle vient me transfuser du sang d’inconnus. O négatif. Et combien d’informations différentes dans mon sang ? Qui vient chez moi sans au préalable s’être acquitté d’une invitation ? Qui vient m’aider à vivre ?
Dans la nuit, une infirmière, ouvre la couveuse et me plie en deux, insère une seringue plus grosse que moi dans ma colonne vertébrale, du temps et du temps avec ça.
Maman, où es-tu ? Ressens-tu encore la vie ?
Je voudrais te toucher, être dans la chaleur de tes bras tendrement, entendre ta voix. Sentir ce flux maternel me parler de ce voyage extraordinaire que je viens de faire.
Le monde essaye, les séances animées, les mains et les gestes tremblants, traverser les tuyaux et les filaments que j’ai acceptés. Je suis sortie au monde trop tôt, j’ai levé le rideau des mystères, et j’ai glissé sur les grandes artères.
Des secousses pour parcourir cette lande, projetée au dehors, dans le feu d'une grange. Une vitre froide me sépare du monde, je vois des reflets de mains. Seconde après seconde, nuits et jours, des cliquetis d’une montre, le temps avance, pas après pas et lentement, la réalité épouse mon intérieur, et des milliers d'anges aux portes de mon cœur.
Tous les talents du monde
De savoir créer,
Et même la création inonde
Ce qu’elle a été.
‘’Le monde essaye, les séances animées,
Les mains et les gestes tremblants
Traverser les tuyaux et les filaments"
"Je suis sortie au monde trop tôt,
J’ai levé le rideau des mystères
J’ai glissé sur les grandes artères"
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Trajet limité
Un autre réveil, une heure précise
Du haut des veilles pour les églises
Regarder l'autre glisser
Sans pouvoir bouger.
Encore une nuit bercée par la lune pleine
Elle peut garder la vie en elle.
En étreinte de passage, soudain rempli de taches
Rouge sombre et qui peut résister sans relâche ?
Même pas toi et peut-être moi,
Si tu m'accordes la force de maintenir
Le cercle de vie transpirant de souvenirs
On était deux, je me souviens.
Seule sur cette terre
Je ne devrais pas dire ça
Mais seule quand même,
On ne peut changer ça.
La terre meuble de sable dans sa mobilité,
Le nid déjà percé
L'arche dans lequel j'ai survécu
M'a vomit avec la haine que j'ai reçu.
Trop de secousses pour parcourir ces landes
Projetée au dehors, dans le feu d'une grange
Une vitre froide me sépare du monde, je vois des reflets de mains
La réalité épousa mon intérieur,
Et des milliers d'anges aux portes de mon cœur
Elle a perdu son autre moitié juste à côté de sa main,
Elle sera celle par qui se lèvera le matin.
ça a peut-être exister
un jour, un été, avant d'avoir été
des sourires en rond autour d'une table
une famille plus soudée que le sable.
ma tête se cogne contre
le temps qui me montre
arrêté depuis si longtemps
et la balance qui se penche.
il n'y a plus besoin de se faire une place
dans la fratrie, elle s'est perdue
depuis les débris de jours déchus
Chaleur emprisonnée par la glace.
le coeur de chacun ne bat plus que pour soi
c'est la résistance pour un combat
chacun retourne dans son monde
quand l'enveloppe fraternelle se rompt.
crier et décrier
appeler et rappeler
puis renoncer,
et tenter d'oublier.
Sous ces pluies acides marquant ma peau
je vois ma famille manquer d'air et mourir,
Quant aux signaux d'alarme ne plus réagir
et désintégrer chaque morceau.
mon coeur implose devant la scène
tout ce mal à l'intérieur comme à l'extérieur
tous ces fils noués dans la peine
me rappellent de vielles ombres antérieurs
ensemble pour l'amour naguère
force du coeur et courants puissants
la famille dans ses premiers courants
assez grande pour retrouver ses repères
assez tendre pour renouer ses pairs.
Il était une fois une femme que vous connaissez peut-être. Peut-être est-ce vous, peut-être une amie proche que vous reconnaîtrez, peut-être est-ce une femme que vous avez aimée. Elle fait partie de votre univers émotionnel et relationnel parce que vous avez eu besoin d’elle. Un jour, elle a eu cette parole que vous avez admirée, cette parole tolérante qui jamais ne juge. Il était une fois une femme réconciliatrice au visage expressif et à la parole douce et aimante.
C’est dans son refus du mystère qu’elle a puisé sa source. Directe, parfois incisive, elle n’a pas douté de vous, même lorsque vous doutiez à vous faire confiance. Vous aviez besoin d’un réconfort, la voici qui vient vers vous avec ce talent rare de voir dans le silence des yeux la peine, voire le chagrin. Elle a ce mouvement de coeur vers l’autre, un acte posé vers vous qui n’attend pas de vous que vous soyez reconnaissant; car dans cet appel du coeur qui tend vers l’infini de l’espoir humain, elle n’a de cesse de combattre l’égoïsme social et la lourdeur matérialiste enfermant l’homme dans une négligence insidieuse qui ronge l’âme. Elle a vu votre faille et pourtant, n’en fait pas cas dans sa relation qu’elle établit avec vous, parce qu’avant tout, c’est une femme de contact qui cherche à vous faire sentir le bien-être d’être à l’écoute de soi.
La femme réconciliatrice, c’est un peu comme du doux miel que vous passez délicatement sur votre tartine beurrée. Vous sentez en vous monter le désir d’y goûter de savourer le sucré de la douceur de vivre. Elle est proche de vous à la mesure de ce que vous pouvez accueillir de cette proximité intime de l’être. Elle est là pour vous, avec vous, et c’est cela qui lui fait du bien. Il y a les autres. Il y a ceux qui jugent et ne conçoivent pas le monde autrement qu’avec cette paire de lunettes qui empêche de voir les différentes manières de penser et de vivre sa vie. Ceux-là sont des ennemis de la femme réconciliatrice. Ils la vivent comme dérangeante, dangereuse et prenant trop de place dans le décor de leurs attitudes. Ceux-là sont des dangers pour elle et les coups de poignards dans le dos sont autant de trahisons qui font mal que de renoncements à accepter.
Une pièce maîtresse est tombée de ma poche
Le pantalon un peu trop serré vers les hanches
Un revers d'ourlet,
Une main rabat l'effet.
Le match a été remporté d'avance
Je savais que j’allais perdre
Les objets en toque brillaient pour la revanche
Stupide de croire que ces choses serviraient.
C’est fini, je n’en veux plus
Relation en court-circuit
L’amour ne se fait pas comme ça non plus
Trop de temps pour comprendre ce qui nuit.
J’ai rempli des coupes percées
Le calice laissait glisser
Ce qui ressemblait encore à des sommeils
Protégés par un amour pur et miel.
Je me suis égarée dans cette course
Vers les versants ensoleillés
Un enfant que rien n’arrête, parti pour chercher
Le père qui l’avait tant manqué
Sous la grande ourse.
Les os décharnés
Il me reste un souffle au travers de mes pores
Où est celui qui saura tous mes remords ?
Où est-il quand j’essaye de me diriger ?
Après tous ces combats acharnés
Après tous ces jeux mal réglés
Savoir que l’on se perdre
Et se perdre déjà.
Aller jusqu’au point de rupture
S’apercevoir que le chemin est si dur
Que d’y aller, que d’en revenir
Que de vivre ou de mourir.
La pureté que j’arborais
Etiolée par l’ombre du saphir
L’innocence que j’avais
N’a pas résisté dans ma vie.
Je croyais que l’amour était source naturelle
Comme l’eau des glaciers
Jaillissant pour être donner
Sans endommager ceux qui croient en elle.
Je croyais que l’échange se faisait pareil
A l’énergie vivante et réelle
Des courants vrais sans jamais de peur
Sans jamais de jeux menteurs.
Il faut croire que je me trompais
A force de recevoir des faux semblants
J’ai appris les fausses manœuvres
Je suis devenue comme leurs reflets
Incapable d’aimer comme on le fait vraiment
Quand on a reçu au bon moment, l’amour au plus fort de ses preuves.
Qui peut venir en chemin
Briser mon fer de lance,
Qui peut arrêter de sa main
L’aller et le retour de la chance ?
Qui peut prétendre avoir le droit
De vibrer le long de mes cordes,
Qui peut croire que sous un ordre,
J’apparaisse belle reine devant le roi ?
Ceux qui perçoivent comme un doux murmure
Et qui n’est que leur écho derrière le mur,
Je ne suis pas un simple trajet
Gagné à l’emporté sur un billet.
Qui peut ressentir ce que je ressens,
Qui peut courir aussi vite que le vent
Ne balaie la plaine,
Et les courants de mon sang ?
Qui viendra, chevalier sans mécène,
Conquérir mon cœur, tout simplement.
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